Les bons coups des pionniers de la transition sociale écologique

Les bons coups des pionniers de la transition sociale écologique

Derrière l’actualité comment déceler les défis qui nous attendent et les alternatives qui prennent forme ? Nous sommes dans une période où est ressenti un grand vide d’horizon collectif digne de ce nom. Et pourtant un autre projet de société que celui des think tank du capitalisme prend forme, un projet social-écologique (Giraud, 2016) fondé sur un renouvellement des mouvements sociaux.

Les mobilisations citoyennes s’internationalisent de plus en plus

Les mobilisations citoyennes s’internationalisent de plus en plus

Dans un contexte où le risque écologique nous colle à la peau, plusieurs nous parlent du grand désordre actuel du monde et de la montée des menaces tout à la fois locales et internationales : celle des populismes, celle du terrorisme, celle de la crise des réfugiés, celle des conflits armés….. Serait-il trop tard est même devenue une question que des experts et un certain nombre d’organisations se posent honnêtement (Villeneuve 2013)? Le tout dans un moment de creux historique d’un projet de société qui s’appuierait sur la {{reconstruction du collectif}} pilonné par une forte individualisation des problèmes comme des solutions. En période aussi de différences internes à première vue à tout le moins irréconciliables au sein des forces sociales et politiques de gauche. Elles évoluent en rangs dispersés, semblent quelque peu désorganisées et assez souvent «angéliques» sur des questions-clés comme celle de la place des religions dans l’espace public[[Nous y reviendrons dans de prochains billets tout particulièrement sur un des malaises des progressistes de tout horizon, le malaise des religions, des migrations et de la diversité.]]. Comment ne pas désespérer !

En d’autres termes avançons-nous uniquement sur le chemin de la régression !? Peut-être pas ! Mais un premier danger nous guette : {{si on ne souligne pas ce qui avance, on désespère tout le monde}}. Or des centaines de milliers d’initiatives ont surgi et changent le monde depuis trois décennies un peu partout sur la planète (Manier, 2016). Elles sont peu connues, mal connues, sous-estimées. Il y a donc un intérêt certain à faire le tour de ces initiatives. Mais un second danger nous guette, celui de rester au ras des pâquerettes en ne risquant pas de les caractériser et de les critiquer, autrement dit de montrer leurs points forts mais aussi leurs points faibles, leurs limites. {{Présentation et analyse d’initiatives fortes, souvent inédites.}}

Mouvement communautaire : choisir ses batailles (2)

Mouvement communautaire : choisir ses batailles (2)

Au Centre Saint-Pierre, le 31 mai dernier, nous avons jasé, discuté, échangé pour tenter ensemble de voir plus clair sur l’avenir du « communautaire » aujourd’hui …et demain. Plusieurs têtes de réseaux, des jeunes aussi et bon nombre de militants aguerris qui en avaient vu d’autres. Côté contenu, à des degrés divers, le défi écologique, affirmé comme étant au coeur de la lutte contre les inégalités, a eu de la résonance.

Mouvement communautaire : choisir ses batailles (1)

Mouvement communautaire : choisir ses batailles (1)

Au Centre Saint-Pierre, le 31 mai dernier, nous avons été pendant deux heures 30 à jaser, discuter, échanger sans agenda précis sinon de tenter ensemble de voir plus clair sur l’avenir du « communautaire » aujourd’hui …et demain. Les organisateurs, le CFP et le CSP, attendaient 40 à 50 personnes. Il en est venu plus de 80. Plusieurs têtes de réseaux, des jeunes aussi et bon nombre de militants aguerris qui en avaient vu d’autres. Côté contenu, à des degrés divers, le défi écologique, affirmé comme étant au coeur de la lutte contre les inégalités, a eu de la résonance.

Mouvement communautaire et État social : le défi de la transition sociale-écologique

Mouvement communautaire et État social : le défi de la transition sociale-écologique

Le monde dans lequel nous vivons va mal et les grands médias en remettent en nous entretenant à plus soif du grand désordre du monde (incertitude économique, terrorisme, risque écologique…). Le tout en période où est ressenti un grand vide d’horizon collectif digne de ce nom ici comme ailleurs dans le monde qui laisse prise à la pensée dominante du «Tout au marché». Comment ne pas désespérer d’autant qu’au Québec, par les temps qui courent…? Mais n’est-ce pas là que l’avant-scène, certes déterminant mais pas exclusif ! Peut-être assistons-nous en arrière-scène à un {{renouvellement silencieux des mouvements sociaux au Québec comme dans le monde}}. Mais on ne le voit pas : c’est la face cachée des choses. Le mouvement communautaire fait à notre avis partie de cette arrière-scène. C’est de ce mouvement, sur une période longue, cinquante ans, dont il sera question dans ce billet et encore plus dans un ouvrage qui vient tout juste de paraître aux Presses de l’Université du Québec (PUQ) . Quand on sait d’où l’on vient…«Shaping the future by remembering the past».