Par Louis Favreau

Sambou Ndiaye, coordonnateur des conseils de quartier de Saint-Louis et grand ami du Fonds Solidarité Sud, au Sénégal est devenu par la suite enseignant-chercheur en sociologie à l’Université Gaston Berger. Vous vous souvenez peut-être de lui. Il était à notre RDV du 15e et s’adressait à nous en direct du Sénégal.

Il avait dit :

Je voudrais d’abord saluer chaleureusement les professeurs Lucie Fréchette et Louis Favreau que j’ai eu la chance de côtoyer régulièrement au Québec pendant mes années d’études doctorales… Puis au Sénégal lors de leur séjour à Saint-Louis et à Dakar en 2005 et 2011 à l’occasion de rencontres internationalessur l’économie sociale et solidaire.

J’ai pris connaissance des interventions du Fonds de Solidarité Sud au cours des dernières années. Trois éléments ont particulièrement retenu mon attention :

  • La pertinence et la portée des domaines investis : notamment sur la question de la transition écologique avec une orientation foncièrement économique, se détachant ainsi des logiques de survie et de l’« assistantialisme ».
  • Votre démarche d’appui et d’accompagnement misant sur le renforcement des capacités de résilience des communautés et valorisant les partenaires locaux. Au Sénégal, la collaboration soutenue avec l’Union régionale des associations paysannes de Diourbel (URAPD) et le Conseil national de coopération et de concertation des ruraux (CNCR) ont été déterminantes dans les résultats atteints, et surtout reste garante de la viabilité et de la pérennité des actions.
  • Le ciblage particulièrement pertinent des territoires qui gagnent et des acteurs qui refusent la victimisation en s’engageant dans une dynamique d’auto-promotion. Cela s’avère déterminant dans la réussite des interventions.

En perspective, je souhaiterais inviter le Fonds à mieux appréhender trois leviers :

  • La mise en place d’unités solarisées de stockage, de conditionnement et de transformation des produits locaux dont l’effet structurant sur l’économie locale, la résilience des ménages et des femmes est bien établie.
  • L’accompagnement des acteurs à la transition énergétique dans une perspective d’économie circulaire valorisant les déchets ou sous-produits ou misant sur la mixité énergétique.
  • Le renforcement de capacités autour des outils de marketing digital pour diversifier l’accès aux marchés.