Par Louis Favreau

Le 22 avril dernier se tenait un rendez-vous du Fonds à l’initiative du comité estrien de notre organisation. On y a présenté les projets en cours au Sénégal, au Guatemala et au Pérou. Et surtout, sous forme de table ronde, un échange avec nos invités sur le rôle qu’occupe la finance solidaire et l’économie sociale et solidaire, notamment coopérative, dans notre solidarité avec des communautés du Sud.

Les invités : Nathalie McSween, coordonnatrice du Fonds; Janvier Cliche, vice-président du Fonds et Alain Roy membre actif du Fonds en Estrie. Une sociologue du développement, un syndicaliste et un agroéconomiste ayant fait des missions au Sénégal dans le cadre de notre partenariat avec l’UPA DI. 28 personnes dont une douzaine de nouveaux venus de tous les coins de l’Estrie au Café Baobab. Sujet principal : l’aide internationale autrement ou comment le Fonds Solidarité Sud opère-t-il depuis 15 ans?

En premier lieu, un constat de départ a été mis sur la table : la coopération internationale québécoise est historiquement axée sur le développement social (santé, éducation, droits humains). D’où un second constat qu’elle a un angle mort, le développement d’assises économiques locales dont l’accès au crédit est limité, une électrification insuffisante et peu de moyens de soutenir une véritable transition écologique. Au menu, trois défis se pointent :

  1. une accélération des changements climatiques ;
  2. un contexte de crise de l’aide internationale ;
  3. une baisse tendancielle des financements publics.

Une étape décisive : faire entrer une épargne solidaire dans le financement du développement des communautés. 

En premier lieu, il faut dès lors compter davantage sur nos propres moyens. Nos trois conférenciers ont donc fait valoir qu’il fallait compter « sur vous tous ici présents ! Vos dons et vos legs destinés au Fonds Solidarité Sud ». Et dans la foulée, une nouvelle façon de faire, des placements dans des obligations communautaires grâce à la nouvelle initiative du FISIQ à cet effet.

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Et il nous faut également plus de concertation entre partenaires d’ici. L’UPA DI, SOCODEVI, la Caisse d’économie solidaire Desjardins et le Fonds Solidarité Sud, tous membres de la première heure du FISIQ, ont fait de ce nouveau fonds d’investissement (né en 2018) une priorité.

Bref notre coopération internationale mise sur cette économie coopérative, sociale et solidaire qui offre des leviers que le financement public offre de moins en moins!

L’année 2025 aura d’ailleurs été l’année où nous avons mis les bouchées doubles en ce qui concerne nos investissements en capital (financier et humain) pour favoriser le développement de ce fonds qu’est le FISIQ. Le Fonds Solidarité Sud est un de ses membres fondateurs et nous faisons partie de ses dirigeants (au CA, la trésorerie; au comité d’investissement et au comité de formation).