Comme le dit si bien un intervenant communautaire de longue date, Jacques Fournier, à propos du livre Innover pour mobiliser. L’actualité de l’expérience de Michel Blondin paru aux Presses de l’Université du Québec en 2012 http://www.puq.ca/auteurs/michel-blondin-3907.html Michel a été un innovateur pédagogique. Il est un pionnier de l’intervention communautaire au Québec. Il l’a effectivement été dans trois champs d’intervention différents et forts complémentaires : l’animation sociale de quartier (à Montréal) ; la coopération internationale (avec SUCO en Bolivie et au retour) et la formation syndicale (chez les Métallos de la FTQ, à la FTQ, puis au Fonds de solidarité de la FTQ). Il faisait récemment une conférence au Centre Saint-Pierre. Nous l’avons invité à nous livrer ici en synthèse le fruit de son expérience d’intervenant communautaire, « métier » qu’il a exercé pendant plus de 40 ans, à partir de l’exposé de cette soirée au Centre Saint-Pierre en février dernier.

Le premier mérite de l’initiative de Michel Blondin est d’avoir su structurer, par le récit, une des approches en organisation communautaire qui a fait du Québec une terre d’expérimentation en la matière, ce qui surprend et fascine souvent nos collègues et amis européens. Michel Blondin, aujourd’hui retraité, a été parmi les premiers de sa génération à la fin des années 1960 à participer littéralement à la création d’une nouvelle profession, celle d’organisateur communautaire. Son approche, bien campée dans le livre, fait désormais partie des méthodologies utilisées dans l’enseignement en travail social. En lisant ce livre, la réflexion qui m’est venue sans contredit a été celle que, par delà les choix politiques de chaque époque au sein de différents mouvements, le fil conducteur de son récit nous amène à la démarche originelle de l’organisation communautaire au Québec qui aura été et est encore la mobilisation de la «société civile», une clé maîtresse de la démocratie. Beaucoup d’intervenants communautaires d’aujourd’hui ont fini par oublier cela parce que l’OC, celle de la profession inscrite dans le système public de santé tout comme une partie de celle du «communautaire» autonome, s’est fortement institutionnalisée (financement public obligé, obligation de résultats immédiats et concrets des financeurs, rapports à faire, multiplication des réunions dites de concertation….), ce qui leur fait souvent perdre de vue l’essentiel…Pas toujours mais…

Louis Favreau, titulaire de la CRDC


Conférence de Michel Blondin, pionnier de l’organisation communautaire d’aujourd’hui

Notre présentation est inspirée de notre livre : Ysabel Provencher, Yvan Comeau et moi : Innover pour mobiliser. L’actualité de l’expérience de Michel Blondin, aux Presses de l’Université du Québec. Ce livre est l’initiative d’Ysabel, soutenue par Yvan. Il avait des objectifs pédagogiques : être un outil de formation en intervention communautaire. Il s’agissait alors de récupérer des éléments historiques avant que l’un des acteurs, moi en l’occurrence, ne soit plus capable de se souvenir de cette époque lointaine!

Ma présentation se fera en trois temps : d’abord, je rappelle trois expériences vécues (expériences racontées dans le livre). Ensuite, je vous présente ce qu’ont en commun ces trois expériences vécues. Et, finalement, les leçons que je tire a posteriori de ces trois expériences sur quatre décennies.

1. Rappel des trois expériences racontées dans le livre Innover pour mobiliser, paru aux Presses de l’Université du Québec
Le livre raconte trois expériences que je résumerai fort brièvement. Pour ceux qui sont intéressés, le livre en parle abondamment.

  • L’animation sociale à St-Henri (1963-1969) : dans le contexte de la lutte à la pauvreté des années 1960, il s’agit d’une première mobilisation de citoyens « ordinaires » pour occuper leur place dans la société. D’abord une lutte pour l’amélioration d’une école primaire dangereuse et sans cour d’école digne de ce nom, ensuite les loisirs pour les jeunes, enfin des luttes pour faire reconnaître la présence et la participation des citoyens dans la transformation de leur quartier par la rénovation urbaine. L’idée clef de l’époque : la participation des citoyens dans les décisions les concernant. Nous parlions en termes génériques de mise sur pied de comités de citoyens.

  • La coopération internationale et l’éducation à la solidarité internationale (1970-1975) : en 1970 je suis allé travailler en Bolivie, avec ma famille et après des études au Mexique, dans un centre de recherche en éducation populaire où je me suis initié à la pensée et aux méthodes de Paulo Freire, grand philosophe de l’éducation populaire. Avant même mon retour, SUCO m’a engagé pour diriger son équipe de permanentes et permanents au Québec et dans les Maritimes. C’est avec cette équipe que nous avons transformé une organisation axée sur l’envoi de jeunes coopérants, principalement en Afrique et généralement pour faire de l’enseignement dans les premières années de la décolonisation, en une organisation de solidarité internationale où l’éducation au développement et la solidarité dans les luttes occuperaient beaucoup de place.

  • La formation syndicale à la FTQ (1975-2005). En 1975, le directeur des Métallos, m’a offert de devenir responsable de la formation au Syndicat des Métallos où il voulait implanter un programme de formation par les pairs, mais ne savait pas comment le faire. C’est ainsi qu’est né le programme de formation des formateurs des Métallos et de la FTQ selon une approche participative et expérientielle. Et c’est toujours la caractéristique de la formation qui se fait à la FTQ depuis lors (depuis près de 40 ans). Et la FTQ en est très fière.

Selon plusieurs observateurs, même si cela n’en était pas l’objectif, ces trois expériences menées à diverses époques ont marqué l’évolution de l’histoire sociale du Québec. Je ne prétends pas être à l’origine de ces mouvements, mais d’avoir senti avant d’autres ces virages à prendre et de nous y être engagés.

  • L’animation sociale des années 1960 aurait été la bougie d’allumage au développement du milieu communautaire des décennies subséquentes.
  • Le virage de la coopération internationale centrée au départ quasi exclusivement sur l’envoi de coopérants au bénéfice de la solidarité internationale aura marqué ce secteur.
  • La formation par les pairs, les approches de l’éducation populaire et de nouvelles méthodes de formation de formateurs ont été des innovations dans le mouvement syndical et dans les milieux populaires.

2. Ce qu’il y a de commun à ces trois expériences et ce que j’en retiens

De ces trois expériences vécues d’innovations sociales, voici six leçons que je tire. Ni moi, ni les équipes qui œuvraient avec moi, n’en étions complètement conscients lorsque nous le faisions.

2.1. D’abord étudier le terrain : connaître le milieu et sa culture

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

Je vivais dans le quartier St-Henri, après avoir milité quelques années aux Chantiers de Montréal et avoir résidé à l’ouest du quartier. À mon mariage en 1964, mon épouse et moi avons décidé de déménager dans le quartier. J’ai arpenté le quartier pendant des jours, rencontré commerçants, curés, leaders, politiciens, gens engagés, journalistes locaux… J’ai discuté avec eux de ce qui les préoccupait, étudié les statistiques… Des heures, des semaines ont été consacrées à la connaissance du quartier et de sa culture, avant toute intervention. Plus tard, au fur et à mesure que de nouveaux membres se joignaient à l’équipe du Service d’animation du Conseil des Œuvres, ceux-ci faisaient la même chose dans les territoires qui leur étaient confiés dans les quartiers ouvriers à l’est de St-Henri, ce que l’on appelait à l’époque le T renversé de la pauvreté à Montréal.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

À mon retour de Bolivie, moi et d’autres coopérants de retour avons cherché à prolonger notre expérience de coopérants dans un engagement solidaire avec les organisations populaires naissantes du Québec. Nous nous sommes ainsi enracinés dans le Québec militant des milieux populaires où nous avons œuvré à faire connaître des luttes de certains pays du Tiers-monde et à poser des gestes de solidarité.

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

À mon arrivée aux Métallos, je ne connaissais rien à la vie syndicale et aux réalités du monde du travail. On m’a proposé de faire trois mois d’observation des lieux de travail, d’en visiter de nombreux, de rencontrer des dirigeants syndicaux locaux, d’échanger avec les permanents de toutes les régions où les Métallos du Québec étaient présents, surtout les régions minières et de l’industrie lourde.

Ce que je retiens de cette première leçon, c’est qu’il faut, avant toute intervention :

a) D’abord s’imprégner de la culture, de l’histoire, de la vie ressentie, des frustrations.

b) Ensuite, identifier les enjeux c’est-à-dire ce qui touche les gens.

c) Faire en sorte que les gens expriment leur perception de ces enjeux.

d) Étudier le leadership en place et connaître les leaders traditionnels.

e) Identifier les leaders du renouvellement et ce qui les motivera à s’engager.

2.2. Définir une stratégie d’intervention

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

La première mobilisation concernait ce qui touchait les enfants : une école dangereuse pour le feu et l’absence de loisirs pour les jeunes. Ces thèmes furent les premières revendications et les premiers apprentissages des parents mobilisés. Rapidement, la valorisation de leur statut d’ouvrier a pris une grande place, suivi par la nécessaire amélioration de la perception de leur quartier. Par la suite, ce fut la place de ces citoyens dans la stratégie de rénovation urbaine que la ville de Montréal avait commencé à mettre en œuvre, sans aucune implication des citoyens concernés.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

Au retour de Bolivie, il s’agissait de prolonger mon expérience de coopérant dans des gestes de solidarité. Et cela rejoignait le désir d’autres coopérants de retour qui travaillaient avec moi à SUCO. Dès lors, nous nous sommes situés en appui aux luttes d’ici en faisant connaître des luttes d’ailleurs, à en tirer des leçons et en invitant les gens à des gestes de solidarité.

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

L’implantation de la formation par les pairs à la FTQ en 1975 s’est amorcée par un démarrage modeste : nous nous sommes concentrés sur un seul cours (le cours de délégués) après l’analyse des divers cours existants, après avoir précisé quels étaient les besoins des nouveaux délégués. Nous avons fait la démonstration de la qualité de cette approche par la préparation d’un premier cours, en choisissant avec attention les premiers participants au premier cours de formation de formateurs. Une fois cette approche crédibilisée, ce furent la très grande majorité des autres cours qui furent redéfinis en fonction de cette nouvelle conception de la formation syndicale.

Ce que je retiens de cette deuxième leçon, c’est qu’il faut faire trois choses :

a) Choisir avec attention un enjeu qui amorcera la mobilisation des gens.

b) Bien définir l’approche pour une première mobilisation et le formuler dans un langage simple qui rejoint les gens.

c) Bien identifier les premières actions à poser et les premières victoires atteignables, car cela servira d’amorce à une implication plus poussée et plus exigeante.

2.3 S’entourer d’une équipe solide et critique

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

Une équipe de jeunes universitaires (surtout des sociologues, un peu influencés par le marxisme) exigeants en matière de rigueur et parfois plus radicaux que moi, avec un sens critique fort développé. Ce qui permettait des réunions d’équipe riche, stimulante et exigeante.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

Une équipe d’anciens coopérants engagés qui me poussait dans le dos, me forçait à prendre plus de risque et qui endossait pleinement le virage que nous donnions à l’organisation. Des moments de réflexion étaient nécessaires pour définir chacune des étapes.

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

À la FTQ il y avait un comité de travail de qualité composé de gens expérimentés syndicalement, de responsables de la formation, de responsables politiques ou désignés à cet effet. J’étais le moins expérimenté de tous en matière syndicale. Et j’avais le soutien politique de la direction.

Voici ce que je retiens de cette troisième leçon :

a) L’importance de choisir des collaborateurs passionnés.

b) La nécessité de trouver comment maintenir la motivation de l’équipe, même dans les coups durs.

c) L’importance de valoriser la critique et les réserves de ces collaborateurs.

d) La nécessité de leur donner l’espace nécessaire à la créativité et aux spécificités de chacun.

e) La nécessité absolue de faire régulièrement des retours en équipe.

2.4. Former des leaders à travers l’action et des interventions structurées

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

À travers des apprentissages progressifs et gradués, accroître la confiance en eux de ces nouveaux leaders, leur donner progressivement des outils d’intervention, leur donner le goût de s’impliquer davantage tout en étant toujours plus éclairés sur les enjeux. Des formations systématiques se sont rajoutées dans les dernières années : cours « Citoyens face au pouvoir » et sessions de formation en résidence. Nous apprenions tous ensemble, tant ce champ de pratique était nouveau.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

Nous nous sommes alliés avec les forces vives des régions et nous avons créé un réseau de connivences à travers le Québec sur la base de la solidarité internationale. Ce fut aussi le point de départ de l’engagement de nombreux militants.

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

Après une formation de formateurs de base, nous avons fait l’encadrement de nouveaux formateurs et un retour constant des formateurs après les cours qu’ils donnent comme outil de formation. Puis nous avons fait circuler les formateurs pour permettre le plein développement de leur potentiel de leaders et leur faire découvrir leur propre valeur. Par la suite nous nous sommes engagés dans un programme de perfectionnement de ces formateurs.

Voici ce que je retiens de cette quatrième leçon :

a) Concevoir une approche axée sur des actions à mener.

b) Profiter des retours sur l’action pour approfondir l’apprentissage.

c) Systématiser les apprentissages.

d) Développer le potentiel des leaders et valoriser leur expérience.

e) Compléter cette formation par des interventions formelles.

2.5. Se doter de stratégies politiques

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

Développer de nouveaux champs bouscule des organisations. Pour protéger ce que nous faisions, nous avons fait appel à diverses stratégies : groupe d’expert conseil qui nourrissaient notre réflexion, utilisation des médias (connivence avec certains journalistes, présence médiatique fréquente, etc.) pour faire connaître ce que nous faisions et identifier des alliés, alliance avec le mouvement syndical (la CSN), identification d’alliés à la fois politiques et intellectuels et finalement présence d’alliés au Conseil d’administration du Conseil des Œuvres.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

À SUCO, qui à l’époque était une organisation pancanadienne et bilingue, nous avons misé sur une complicité très poussée avec les membres francophones du Conseil d’administration en ce qui regarde notre vision de la solidarité internationale. Ce qui nous assurait des appuis solides face à la section anglophone, plus conservatrice à l’époque.

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

Pour la formation syndicale mise en oeuvre, nous avions a) un comité de travail représentatif; b) un premier groupe de formateurs composé de personnes ayant la confiance des dirigeants politiques et qui servaient de boucliers face aux opposants; c) des opposants à cette conception participative de la formation à neutraliser ou à écarter soit parce qu’ils considéraient que les formateurs n’avaient pas l’expérience nécessaire ou que l’approche magistrale était la seule intéressante ; d) les nouveaux formateurs furent mis en valeur et devinrent les propagandistes de cette approche…

Voici ce que je retiens de cette cinquième leçon :

Dans tout contexte de changement social, il y a du brassage des institutions, ce qui exige :

a) Bien identifier des alliés, définir comment les approcher, quels arguments utiliser.

b) Identifier les adversaires et formuler les hypothèses pour les convaincre ou les neutraliser ou les écarter.

c) Définir comment influencer l’organisation où se passe l’action.

d) Faire des retours réguliers sur les actions menées et faire les ajustements nécessaires.

e) Si utile, s’allier aux médias.

2.6 Consigner l’expérience dans des documents

Mon expérience d’animation sociale à Montréal

Ce fut d’abord une exigence de la direction du Conseil des Œuvres, puis ce fut une exigence de l’équipe : faire le bilan et savoir où on s’en va. Il fallait aussi traduire pour la direction ce que nous faisions, c’est-à-dire rendre acceptable à la direction la dimension politique de notre action sociale, la confrontation active aux autorités municipales, la formation politique de nos leaders… La description et une certaine systématisation de nos pratiques ont donné lieu à l’écriture de documents qui sont encore des références pour la formation aujourd’hui.

Mon expérience de coopération internationale avec SUCO

Un membre de l’équipe, aujourd’hui décédé, a décrit nos méthodes d’éducation au développement dans un bulletin interne de l’organisation : la méthode de l’éducation populaire…

Mon expérience syndicale avec les Métallos (FTQ)

En formation syndicale, il fallait travailler à deux niveaux d’objectifs : un objectif institutionnel affiché (formation par les pairs, coûts moindres, possibilité de multiplication) et des objectifs politiques plus discrets (démocratie syndicale, mise en valeur des membres de la base…). La rédaction de documents est une chose délicate politiquement. L’analyse critique n’était pas très valorisée.

Voici ce que je retiens de cette sixième leçon :

a) Nécessité de préparer des plans de travail écrits et discutés.

b) Utilité de rédiger la description de nos activités et de nos réalisations. Nécessité de préparer des bilans écrits de nos réalisations.

c) Formulation des justifications pour fins administratives ou de décision, ce qui facilite le travail de la direction.

d) Penser au transfert de nos expériences, ce qui peut inspirer d’autres organisations ou personnes et favoriser les échanges.

En guise de conclusion

Derrière les considérations professionnelles dont je viens de parler, il y avait une série de valeurs qui nous ont toujours animées :

  • à St-Henri : dans le contexte de la lutte à la pauvreté, il s’agissait d’aider une population modeste ou marginale à reconquérir sa place et à se faire entendre des autorités locales à travers l’implantation de comités de citoyens. À l’époque, le concept de « participation » résumait ces objectifs.
  • à SUCO : suite à des expériences de coopération internationale de jeunes de retour de pays du Sud, il s’agissait de prolonger cette expérience en développant des liens entre des populations modestes d’ici et celles de « pays en développement », comme on le disait alors, des liens entre les groupes engagés d’ici et ceux de ces pays apparemment lointains. D’où le concept de « solidarité internationale » entre peuples et groupes que nous explorions et développions. En plus, il importait de faire connaître ici des luttes de libération nationale, comme celle de l’Angola et celle du Chili.
  • à la FTQ : dans l’approche de formation par les pairs, il y avait une vision de démocratisation de l’organisation syndicale, d’encouragement à une participation active à la vie démocratique, de valorisation de l’expérience acquise de travailleurs et de militants à travers les activités humbles de leur vie quotidienne. Cette approche a donné naissance à plusieurs autres interventions inspirées des mêmes principes, comme les délégués sociaux, les responsables locaux du Fonds de Solidarité.

C’est ainsi que mûs par ces principes et sans les outils appropriés pour y arriver, nous (moi et les équipes avec lesquelles je travaillais) avons été forcés à l’innovation. Ce ne fut pas un choix au départ, mais une nécessité devant les défis que nous nous fixions.

Pour en savoir plus
Blondin, M., I. Provencher et Y. Comeau (2012), Innover pour mobiliser. L’actualité de l’expérience de Michel Blondin, Presses de l’Université du Québec, 175 pages.
Pour une recension du livre : http://www.oikosblogue.coop/?p=13517

 

Michel Blondin